Le Classement X

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EditeurSin'Art
Date de sortie15/06/2014

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Description

«Porno», «pornographi(qu)e»… Des termes qui répandent une aura sulfureuse. Ainsi la pornographie a effrayé, le porno effraie et, semble-t-il, continuera à effrayer longtemps. Les moyens mis en œuvre pour s’en débarrasser (ou pour le moins confiner la pornographie là où elle ne nuira point) sont pléthoriques. La pornographie ne semble pas pour autant vouée à disparaître. Chaque fois que ses opposants – et ils sont nombreux – l’ont cru morte, elle renaît de ses cendres, tel un phénix de chair et de sexe. La tâche est en effet délicate car autour de la pornographie gravitent des libertés fondamentales. Or il ne s’agirait pas de les égratigner en tentant de faire sombrer la pornographie. Le principe même du libéralisme et la libération des mœurs suivant la fin des années soixante, empêchent toute censure affichée. «Il est interdit d’interdire». Cela est bien gênant car dans le paysage politique français, le porno fait effet de poil à gratter. Ses défenseurs sont rares et la masse politique commence à souffrir de quelques démangeaisons au vu du succès du porno au cinéma. Des mesures sévères se profilent à l’horizon. De fait, le 30 décembre 1975, la loi de finances pour 1976 entérine cette volonté de frapper le porno du sceau de l’immondice. Si le premier assaut est fondé sur des velléités moralistes à peine déguisées (les bonnes mœurs par exemple), le second est plus insidieux, puisqu’il repose sur la protection de l’enfance. Malgré tout, la censure est niée. Valéry Giscard d’Estaing déclarera lors de son mandat que la censure n’existe pas puisqu’il n’est pas interdit de faire de la pornographie. Cette absence d’interdiction n’est en rien la preuve d’une absence de censure. De fait, la fiscalité exceptionnelle instituée par la loi de finances pour 1976, et le contrôle de la Commission ont tout de même le goût amer d’une censure déguisée… Le classement X, de l’Art ou du Cochon est le mémoire que Colin Vettier, scénariste de Ouvert 24/7 notamment, a rédigé pour l’obtention du master professionnel en droit des affaires. Les bénévoles de Sin’Art ont pensé que ce petit pavé de près de 80 pages intéresserait les membres de l’association et c’est la raison pour laquelle nous avons demandé à Wilfried Fourrez de se charger de la mise en page pour pouvoir l’éditer sous la forme d’un livre de poche.